Deux cartes blanches pour le même prix, chose rare. Tchen a souhaité aborder deux sujets , deux rencontres dans la même édition.

On commence par une carte blanche crestoise (voir ici) suivi d'une carte blanche lignonesque (voir ici)

 

t-nguyen-110x110 La carte blanche à Tchen Nguyen

 

Le charme léger de la Crestoisie

Les gens de Crest sont appelés les Crestois. Je vais parler ici de Crestoisie.

La ville est en Rhône-Alpes. Notre région n'est pas identifiée par une originalité historique dominante comme la Bretagne ou l'Alsace. Elle n'a pas non plus été marquée par une mono- activité économique comme le Nord ou la Lorraine. Sa régionalité tire sa substance, non de l'exception mais de la diversité, plutôt de ses diversités physiques, économiques, culturelles, de ses équilibres et de ses dynamiques. Crest est un peu à l'image de la région. Son donjon carré, surplombant la ville, fait face aux contreforts du Vercors d'où émergent des fragments de plateaux légèrement inclinés, la forêt de Saôu créant en ses creux des touches de verdure , pour mieux souligner ce roc blanc, gris clair, se présentant en bandes, faisant ainsi la jonction avec le ciel. Plus loin, des pics à hauteur modérée se découpent dans le ciel que nous avons la chance de découvrir dans sa couleur lavande. La tour fait figure emblématique dans le site. Histoire et géographie entrent en harmonie.

Les Crestois semblent bien décidés à faire vivre cette qualité de vie et à en profiter. La ville, comme beaucoup d'autres, compte une rue piétonne. Celle-ci forme la colonne vertébrale de la cité avec son tracé parallèle à la Drôme. La hauteur des bâtiments à deux ou trois étages se marie à la largeur de la voie dans d'heureuses proportions. Il fait bon y déambuler, surtout les jours de marché. La place de l'Eglise a la particularité d'être peu profonde pour atteindre l'édifice mais elle s'étale le long de la rue piétonne Elle accueille le concours de voix du festival. La disposition permet une appropriation du public dont toutes les envies sont respectées. Il y a ceux qui font les lézards aux rayons du soleil de fin d'après-midi en occupant les marches en pierre polie de l'église, tout en gardant les oreilles bien actives. Ceux qui s'installent sur le parapet pour leur faire face bénéficient de l'ombre de la rangée de platanes. On peut aussi trouver place légèrement en contrebas à la terrasse du café, également toute en longueur. Et, bien sûr, certains sont venus suffisamment tôt pour se poser sur les chaises de manière bien classique. Le concours qui se déroule chaque fin de journée constitue une grande singularité du festival qui le rend encore plus attachant. Une concurrente fait dans le registre star en herbe en titillant le public par des "comment allez-vous ? Vous êtes bien ?" La prestation sera plutôt académique. Les lauréats ont l'honneur de se produire une nouvelle fois sur la scène du spectacle principal, en première partie avant Michel Jonasz. Il s'agit du duo constitué de Sofia Ribeiro, chanteuse portugaise à la robe traditionnellement noire, et Marc Demüth, à la contrebasse. Ils ont fait le pari d'une certaine originalité et celle-ci a payé. Se présenter à deux présente l'avantage de pouvoir moduler et faire couler tempi et respirations selon inspiration et plaisir. Le risque est d'évoluer sur le fil, et même sur les cordes, pendant tout leur concert, sans relâche sur la tension. Ils s'en sortent bien. Mais, le danger est aussi d'être tributaire des réglages de la sono...... L'équipe Julia Boman Band n'est pas loin des lauréats. De l'avis de tous, le concours a été de bon niveau. A noter aussi la confrontation des orchestres de stagiaires, les conférences, l'expo de photos, de quoi alimenter une gazette quotidienne, légère en ton et point de repère incontournable dans le contenu.

Dans le cadre, pourtant banal d'un terrain plat jouxtant la ville historique, ce que je retiens est que les dimensions et le dispositif de l'évènement favorisent la proximité. Nous sommes toujours dans cet esprit de qualité de vie, de qualité d'écoute. Alain Bellon (président de Crest Jazz Vocal) et toute son équipe sont des producteurs de proximité et des artisans de connivence. En étant ici à hauteur d'oreilles, le festival nous délivre un effet de loupe bien utile dans des évènements en tous genres. Prenons les exemples de Roy Hargrove et Roberta Gambarini, protagonistes d'un mémorable concert l'année dernière à Vienne. Roberta se produit cette fois seule mais en profitant des musiciens de Roy qui passe en seconde partie. Je garde le souvenir d'une chanteuse pleine de promesses, aux accents parfois naturellement joyeux, parfois mystérieusement en nuances, une chanteuse prenant complètement part à ce cadeau qui nous fut donné, même si ce fut à travers de courtes apparitions. Ici elle doit occuper toute la scène et se dévoiler. Elle montre du coup ses limites. Difficultés à transmettre des vibrations et à créer des émotions, registre peu varié, scats pas trop imaginatifs. J'ai préféré dans son set les "a capella" d'un académisme modestement de bon aloi. En bon macho mateur de formes féminines, je me rappelle sa robe fourreau de l'année dernière, avec une fente à sa jambe droite (si, si, c'est du côté où j'étais placé). Ce soir sa plastique est mise en évidence par un collant noir surmonté par un long pull gris style Jane Birkin. C'est classe mais encore ? Je trouve une analogie entre l'impression rétinienne et la trace auditive que l'artiste me laisse et me dis que parfois, il est plus sage de suggérer que trop donner à voir ou à entendre.

Certains des auditeurs, souvent qualifiés, n'ont pas aimé la prestation de Roy Hargrove, du moins par rapport à ce qu'on pouvait en attendre. Trop en retenue et pas assez punchy ? Moi j'adore. Hargrove est un superbe artiste, car il est protéiforme. En développant ce trait de sa personnalité, il deviendra peut être un Grand. A Vienne, il m'avait comblé, avec son grand ensemble, produisant les parfums puissants et troublants d'un whisky typiquement Islay, avec ses effluves de tourbe se prolongeant en bouche par des fragrances de vieux cuir. Puis avec RH factory, et MC Solaar, il nous avait secoué, mais avec la dose poétique nécessaire, en nous proposant un vieux rhum, très, très ancien mais pourtant vigoureux "Trois rivières". A Crest, j'ai droit à un Margaux tout en dentelle, nécessitant de faire appel à mes facultés de respiration pour l'apprécier. Légèreté, nuances et bel enchaînement entre bouquets primaires directement gratifiants, secondaires (c'est de la grande classe), tertiaires plus profonds et enivrants encore (cela devient hors classe). Certes, ce n'est pas le grand Château Margaux, l'unique dans le crû. Le caviste-producteur de spectacle est plus maquignon que poète. Mais je sais que quand il sera dans des conditions d'exceptionnalité, Roy pourra nous sortir une fiole miraculeuse. Aurai-je la chance d'y être ? Merci à Crest de me donner l'envie.
Ce soir le gars me donne l'impression d'être un John Lewis de la trompette au milieu d'un MJQ swinguant de manière distinguée. La comparaison avec Roberta Gambarini est significative. C'est la différence entre un parti-pris de minimalisme artistique, au sens de l'esthétique des estampes, et le minimum musical syndical à assurer. Roy suscite le vagabondage de l'ouïe et l'exacerbation des sens. Et son ensemble, donnant le sentiment de le suivre tout spontanément, a de l'allant. Pourquoi les citer tous ? Pour le final, nous avons d'abord droit aux envolées d'enfer d'un enterrement à la Nouvelle Orléans. Des déchainements musicaux qui donnent l'impression de la force nécessaire pour effacer les cicatrices des morsures de chiens et, aujourd'hui, surmonter les traces de Katherina. Puis, dans un tempo lent, pas mou, toute en concentration bien maîtrisé, dont les lenteurs deviennent vibrations, c'est l'ouverture vers les anges. Et l'archange Roy vient se poser dans le public pour faire sentir le battement des ailes de la création sous le ciel étoilé de Crest. Un grand moment pour les terriens.


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t-nguyen-110x110 La carte blanche à Tchen Nguyen

 

La potion du Mézenc

Annie, Daniel et Adrien sont des personnes avec lesquelles il faut entrer en connivence de manière urgentissime. Avec leur Festival sur Lignon, ils nous administrent une solide dose de jouvence musicale mais il leur faut garder leur propre énergie pour avancer et nous faire toujours plus plaisir. Nous devons ainsi y mettre du nôtre. La potion du Mézenc, personne n'y est tombé tout petit par légitimité miraculeuse. C'est affaire de labeur poétique, de touillage obstiné, d'intuition des fumets. Douze ans qu'ils touillent. Au début, en pensant qu'il suffisait d'une marmite, de bons ingrédients et d'un feu. Leur feu, celui de la cinquantaine de bénévoles qui se passent les branchages, qui ramassent les fragments de troncs coupés, et cherchent les étincelles, les éclats pouvant faire revivre tout le reste. Mais il ne suffit pas de touiller.

En ce dimanche, je termine ma semaine après le festival de Crest. La matinée a débuté par un viron vers le Sud, Vinsobres, le seul AOC des Côtes du Rhône.

Charles dont le profil de jouvenceau figure avec celui de son frère Joseph sur l'étiquette du mythique Charles-Joseph, dominante Syrah, concocté dans une parcelle accessible en 4x4, pas pour bobo urbain. Mais Charles a pris de la bouteille et nous reçoit comme un prince de sa cave. Carte des vins, satanée liste de variantes en l'honneur du Dieu Bacchus. Nous franchissons ensuite le Rhône avec Pascal. Merveilles de la région : changer de montagnes, de végétation, faire un clin d'œil au soleil d'un autre point de vue, palettes de verts déclinée autrement avec les miroitements argentés des rocs. Mais ma voiture se traîne, lestée de ses caisses en blanc et rouge, dans cette interminable succession de virages avant d'atteindre Fay- sur- Lignon, dans le Mézenc. Pourquoi ces gens en ces lieux ont-ils tous la prétention de nous faire comprendre que nous devons les mériter, éprouver notre ardeur avant de goûter à ce qu'ils font. Bon, on est méritants et on espère avoir du plaisir. Je découvre la place du village qui se présente sans crier gare après un énième tournicoton. Des gens pas du tout dézingués, majestueusement sereins. Puis revirage, étang se mirant en fin de journée, arrivée sur les lieux. C'est une bonne mixture, entre douceur de l'être et personnalité des goûts.

Annie Fanger, présidente du festival, est la première à nous accueillir. Elle insiste sur sa motivation de quasi- fille du pays. Valoriser le patrimoine du pays, son pays. Valoriser, c'est faire vivre ; et le jazz est une des musiques vivantes, parce qu'improvisée ; mais la vie c'est aussi des choses mises bout à bout avec d'autres : chansons françaises, musique du monde, aussi public d'ici, de touristes passants, gens avertis des différentes musiques. Daniel Fanger, directeur de la programmation artistique souhaite que son "petit festival" continue à apporter aux publics d'ici toutes les composantes d'un "grand" festival. Adrien Grou-Rudenez, relation de presse travaillant dans l'année à FR3, n'essaie pas de se faire passer pour un connaisseur pur et dur du jazz. Sa préférence va vers l'éclectisme et les rencontres. J'aime la communication quand elle conjugue conviction personnelle et ouverture aux autres. Il apporte aussi les approches d'une génération postérieure à celle d'Annie et Daniel. Donc nous arrivons dans un vrai festival. Il a son catering (traduisez son buffet des délices chauds et froids, où les truites du Lignon étirent leurs nageoires aux côtés de saucisses de la Réunion, en rougaille comme il se doit, ne parlons pas des gros haricots stimulés par oignons frais et concassée de tomates fraîches) Il y a aussi le backstage (traduisez les coulisses). Cela se fait de s'y serrer la main, d'échanger et respirer le plus légèrement possible. Un guitariste refuse ostensiblement de me serrer la main. Je suis éclairé au sujet de la potion du Mézenc. Elle ne bonifie pas forcément, mais ne fait qu'accentuer les tendances et c'est bien ainsi.

Toutes ces composantes d'un festival ne valent que par le réseau des bénévoles, ici d'environ cinquante venus de la région : Savoie, Lyon, Ardèche, Beaujolais, et je n'ai pas pu tout noter. En voyant Annie, Daniel et Adrien (avec les autres), je pense à un trio, la formation basique du jazz, avec ce qu'il faut pour permettre l'émergence d'une musique libre et déjà élaborée. Ils sont complémentaires, c'est évident, mais ils sont créatifs ce qui est plus dur. Et puis, avec eux, Fay-sur-Lignon est quelque part dans l'éternel triangle qu'il faut construire et faire vivre entre les musiciens, les publics, et les organisateurs. Mais Daniel sait bien qu'au delà de ces enjeux concrets, un festival représente autre chose qu'un concert unique en construisant une identité de lieu. Un cercle de craie Forézien. Un lieu autant humain que physique. Un lieu vibrant, original, innovateur, mais dans lequel chacun peut se retrouver, avancer à son rythme. Par exemple, ce soir le public est emporté par le sentiment de convivialité créé par I Muzzic qui a tenu à fêter les 10 ans d'existence de leur réseau musical, après A Vaulx Jazz, en dispensant des parfums originaux, subtils et forts de jungle au milieu des sapins. Joli mariage.

Je découvre dans le programme, un texte dédié à Jean Ferrat, aux accents très personnels de Natasha Bezriche, chanteuse, d'ascendance maghrébine et slave, Elle est à la fois dans le registre du "toutes musiques" et de représentation de l'unique. Son texte n'en prend que plus de valeur. Je vous le recommande. Les paroles sont à l'image du festival qui, outre la résidence d'I-Muzzic nous a fait jubiler avec Christian Toucas et vibrer avec Alain Leprest.

Daniel est aussi pris par les soucis du quotidien financier et administratif. Il n'y pas que la culture du beau en montagnes du Mézenc. Il me lâche "Finalement tu sais, il faudrait une révolution sociale et culturelle pour disposer des moyens financiers, matériels et surtout socio-éducatifs, afin que les publics puissent satisfaire leur soif d'autre chose." Nous échangeons au fond de la salle où il a la gentillesse de me consacrer ces moments au beau milieu de la préparation du dernier concert. Un des bénévoles le hèle en ces termes : "Daniel, continue tes explications, mais peux-tu en en même temps me donner un coup de main ?". En fait, il s'agit d'un coup de pied en mettant son pédibus sur le bas de l'échelle et la stabiliser afin que le gars puisse monter régler les projos. Eh oui, camarade, la révolution commence par le barreau le plus proche du sol et le plus éloigné du mur, en y mettant le plus de poids possible, sinon la faîtière risque de faire flagada.

Quand Daniel a le blues, à nous de donner le swing et le groove à ces facettes du Mézenc, pour le remercier, lui et son équipe, par notre écoute fraternelle et exigeante.

 

 

 

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n°13 : 08/07/2007

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